Épisode 37 : Mes indicateurs d’une journée réussie
Bienvenue dans ce trente-septième épisode de Pause Séréni’Thé !
Je me suis posée une question toute simple en apparence : c’est quoi, au juste, une journée réussie ?
Et ma réponse a beaucoup évolué.
Spoiler : on devient ce qu’on mesure… alors j’ai changé mes instruments de mesure, et ça a tout “rêve-olutionné” 😉
Prêt·e à prendre cette pause avec moi ?
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Coucou toi ! Je suis Laëtitia Vasseur-Reibel, mais appelle-moi Léti.
Pendant des années, j'avais un système très clair pour juger mes journées — un système absorbé sans jamais le questionner. Une bonne journée, c'était avant tout une journée productive : beaucoup de tâches exécutées, des messages traités, si possible quelqu'un de content de moi quelque part. Le soir, je m'évaluais mentalement, et plus j'avais accompli, meilleure était ma note. Le problème, c'est que ce tableau de bord ne mesurait qu'une seule chose : la quantité produite. Il ne disait rien de si j'allais bien, si j'avais ri, respiré, été présente à moi-même. Je pouvais donc enchaîner des journées "réussies" tout en m'épuisant à petit feu.
Le déclic a été de comprendre une chose un peu dérangeante : on devient ce qu'on mesure. Si je mesure ma valeur à ma productivité, j'organise mécaniquement ma vie pour produire — même au prix de ma santé. Ce n'est pas un défaut de volonté, c'est que je vise ce que mon tableau de bord récompense. Et le mien récompensait l'épuisement sans jamais le nommer. Il ne fallait pas changer l'effort. Il fallait changer la mesure.
Alors je me suis fabriqué d'autres repères, moins spectaculaires mais plus justes. D'abord, mon niveau d'énergie le soir : se sentir vidée ou se sentir habitée, ce n'est pas la même fatigue. Ensuite, avoir eu au moins un vrai moment de présence à moi-même dans la journée — un seul suffit. Puis, avoir respecté un de mes besoins, même minuscule : avoir bougé un peu, mangé en m'asseyant vraiment, dit non quand c'était non. Et enfin, le plus subtil : m'être parlé avec un peu de douceur, parce qu'avant je pouvais réussir tous mes objectifs et passer la journée à me malmener intérieurement.
Aucun de ces indicateurs ne se coche sur une to-do list — et c'est précisément pour ça qu'ils valent quelque chose. Ils ne mesurent plus ce que je produis. Ils mesurent comment je vais.
Prends soin de toi et à très vite !
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