Épisode 36 : Ce que j‘ai lâché (et ce que j’ai gagné)
Bienvenue dans ce trente-sixième épisode de Pause Séréni’Thé !
Le lâcher-prise, on en entend parler partout — mais rarement de façon concrète.
Alors aujourd’hui, j’ai eu envie de faire le compte pour de vrai, avec toi.
Spoiler : lâcher quelque chose, même quelque chose qui te fatigue, ça crée d’abord un vide étrange et inconfortable… mais ça c’est avant que la magie n’opère 😉
Prêt·e à prendre cette pause avec moi ?
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Coucou toi ! Je suis Laëtitia Vasseur-Reibel, mais appelle-moi Léti.
Le lâcher-prise est un mot tellement présent dans le développement personnel qu'il a fini par devenir un peu abstrait. Dans cet épisode, j'ai voulu éviter le flou et te dire concrètement ce que j'ai laissé partir sur le chemin vers ma propre gaie-rison.
J'ai lâché les listes interminables recopiées chaque dimanche soir. J'ai lâché le réflexe de répondre aux messages dans la minute. J'ai lâché le oui automatique, dit avant même d'avoir vérifié si j'en avais l'envie ou l'énergie. J'ai lâché certaines relations qui ne me nourrissaient plus, et cette petite voix qui commentait chacune de mes journées comme un contremaître.
Mais voici ce que je tiens à dire honnêtement : lâcher quelque chose, même d'épuisant, crée d'abord du vide. Et le vide, au début, n'est pas confortable. Quand j'ai cessé de répondre dans la seconde, j'ai ressenti une vraie angoisse. Quand j'ai vidé mes dimanches soirs, j'ai eu l'impression de ne plus mériter mon lundi. Car ces habitudes n'étaient pas que des habitudes : c'étaient des repères. C'est pour ça qu'on tient si fort à ce qui nous épuise — ces choses nous tiennent debout, et il faut du courage et de la patience pour traverser le moment d'instabilité qui suit.
Puis, peu à peu, le vide s'est rempli — pas avec ce que j'avais planifié, mais avec autre chose. À la place des listes : des soirées sans programme où les idées reviennent. À la place de la réactivité : des conversations plus posées. À la place du oui automatique : des oui plus rares mais plus vrais. Ce que j'ai gagné, ce ne sont pas de grandes choses spectaculaires, mais une texture différente du quotidien : plus d'espace, plus de respiration, et la sensation d'habiter ma vie plutôt que de la gérer. Le vieux réflexe revient encore parfois — mais je le repère plus vite, et cette capacité de me voir faire, c'est aussi quelque chose que j'ai gagné.
Prends soin de toi et à très vite !
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