Épisode 41 : Les automatismes que je me suis créés
Bienvenue dans le quarante-et-unième épisode de Pause Séréni’Thé !
Aujourd’hui, on parle très concrètement de ces petits gestes du quotidien qui prennent soin de nous sans que l’on ait à y penser.
Spoiler : la clé n’est pas d’avoir plus de volonté — c’est justement d’arrêter d’en dépendre 😉
Prêt·e à prendre cette pause avec moi ?
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Coucou toi ! Je suis Laëtitia Vasseur-Reibel, mais appelle-moi Léti.
Longtemps, j'ai cru que pour aller mieux, il fallait surtout de la volonté — décider chaque jour de faire les bons choix, me motiver, tenir bon (c'est d'ailleurs de là que vient le nom de ma lettre d'information mensuelle). Mais la volonté, ça fatigue. Les jours où tu es vidé — justement ceux où tu en aurais le plus besoin — c'est là qu'elle te lâche. Je vivais donc en yo-yo : des périodes où je prenais soin de moi, puis tout retombait. Ce qui a changé, c'est le jour où j'ai cessé de compter sur ma seule volonté pour compter sur mes automatismes. Un automatisme, c'est un geste qui ne demande plus de décision : tu le fais, c'est tout, comme te brosser les dents. Et ça tient même les mauvais jours.
Trois exemples concrets. Ma pause du milieu de journée : à un moment fixe, je m'arrête, je me prépare une infusion, et je prends vraiment le temps de la sentir et de la déguster avant de reprendre. Avant, mes pauses dépendaient de mon humeur et sautaient sans cesse ; maintenant, c'est un moment à part entière de ma journée, au même titre qu'un repas. Mon geste de transition en fin de journée de travail : un petit rituel simple qui dit à mon corps « c'est fini, on passe à autre chose » — ça peut être une douche, me changer, ou juste respirer profondément. Ma frontière, pour que ma tête arrête de tourner sans fin. Et mon moment de gratitude au coucher : dès que je pose la tête sur l'oreiller, je remercie les êtres de lumière qui m'ont accompagnée dans la journée. Si je ne m'endors pas tout de suite, je sélectionne jusqu'à trois choses positives qui s'y sont déroulées, puis je prends trois grandes respirations, et je m'endors le sourire aux lèvres.
Un automatisme, au début, n'a rien d'automatique : il faut y penser, se le rappeler, ne pas culpabiliser quand on n'y arrive pas, et persévérer. Deux choses m'ont aidée. Accrocher le nouveau geste à quelque chose qui existe déjà, pour ne pas avoir à m'en souvenir seule. Et accepter de le faire en tout petit — la version minuscule, tenable même un jour de fatigue — plutôt qu'un grand rituel abandonné parce qu'il est trop lourd. Puis un beau jour, sans prévenir, tu le fais sans y penser. Tu prends conscience du plaisir qu'il te procure. Ce jour-là, tu réalises que ce geste t'appartient.
Prends soin de toi et à très vite !
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