Épisode 43 : Ce que je ferais différemment aujourd’hui
Bienvenue dans le quarante-troisième épisode de Pause Séréni’Thé !
Aujourd’hui, je te présente à cœur ouvert ce que je ferais autrement, avec ce que je sais maintenant.
Spoiler : il ne s’agit pas de regrets — chaque détour avait sa raison d’être. Il s’agit de raccourcis à t’offrir 😉
Prêt·e à prendre cette pause avec moi ?
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Coucou toi ! Je suis Laëtitia Vasseur-Reibel, mais appelle-moi Léti.
Te dire ce que je ferais différemment, ce n'est pas dire que j'ai mal fait. Je n'ai absolument aucun regret : chaque détour n'était pas là par hasard, j'avais besoin de le prendre au moment où il s'est présenté à moi, et on ne peut pas brûler les étapes de sa propre prise de conscience — on n'est jamais prêt avant d'être prêt, et c'est très bien comme ça. Je ne te parle donc pas d'erreurs de parcours, mais de raccourcis — un cadeau que j'aurais bien aimé recevoir.
D'abord, je commencerais par le corps, pas par la tête. Quand j'ai voulu aller mieux, j'ai tout intellectualisé : j'ai lu, analysé, cherché à comprendre, comme si saisir avec ma tête ce qui arrivait à mon corps allait suffire à le guérir. Comprendre aide, oui vraiment, mais ça ne suffit pas — on peut très bien savoir parfaitement ce qu'il faudrait faire, et pourtant continuer exactement comme avant. Si c'était à refaire, je commencerais bien plus tôt par écouter mon corps : le sommeil, le souffle, le mouvement, les pauses réelles. C'est le corps qui porte l'épuisement, et c'est souvent par lui que le mieux-être s'installe. La tête, elle, suit naturellement, sans tirer la couverture à elle.
Ensuite, je serais beaucoup plus douce et plus patiente. J'abordais le chemin vers ma propre "gaie-rison" avec la même impatience que tout le reste : si je faisais les efforts nécessaires, je voulais voir le changement, et le voir maintenant. Et quand ça ne venait pas assez vite, je me décourageais très vite et j'abandonnais parfois une pratique efficace qui, en réalité, demandait juste plus de temps. Je me répéterais doucement : les changements profonds sont lents. Plus ils sont profonds, plus ils sont lents. Ce qui s'est installé en toi pendant des années ne se dénoue pas en seulement quelques semaines. La lenteur n'est pas un problème à régler, c'est le chemin lui-même.
Enfin — le point où j'ai perdu le plus de temps — je demanderais de l'aide bien plus tôt. J'ai longtemps voulu m'en sortir seule, bien trop longtemps, parce que mon perfectionnisme me soufflait que demander de l'aide, ce serait reconnaître que je n'étais pas à la hauteur. L'aide n'est pas un dernier recours pour les cas désespérés : c'est un appui que l'on a le droit de prendre dès le début, simplement parce que l'on avance mieux à plusieurs. La demander le plus tôt possible, ce n'est pas un aveu de faiblesse — c'est s'épargner des mois de solitude et d'errance inutiles.
Prends soin de toi et à très vite !
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