Bienvenue dans le quarante-cinquième épisode de Pause Séréni’Thé !
Aujourd’hui, je te raconte très concrètement ce que ça a changé, pour moi, de raconter mon chemin au lieu de le porter en silence.
Spoiler : les incompréhensions que je redoutais tant se font de plus en plus rares, et surtout, elles me touchent de moins en moins 😉
Prêt·e à prendre cette pause avec moi ?
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Coucou toi ! Je suis Laëtitia Vasseur-Reibel, mais appelle-moi Léti.
Pendant des années, j'ai porté mon surmenage toute seule, par peur de ne pas y arriver, moi qui gérais tout. Je faisais bonne figure, je disais « ça va ». Et ce silence-là pesait comme un sac à dos invisible, avec cette conviction qui s'installe : « je suis la seule à qui ça arrive ».
Raconter mon chemin a changé trois choses. D'abord la peur : elle perd de sa force à mesure que les mots sortent, et mon histoire cesse d'être un secret à protéger. Ensuite l'appartenance : découvrir que d'autres se reconnaissent, c'est passer de « il y a quelque chose qui ne va pas chez moi » à « je suis humaine, comme beaucoup d'autres ». Enfin mon regard sur moi : dire son histoire, c'est aussi la relire, et repérer les progrès qu'on minimisait.
Partager ne veut pas dire tout dire. J'ai appris à choisir ce que je dépose, à qui et quand : plutôt ce que j'ai déjà traversé que ce qui est encore à vif. Partager, ce n'est pas s'exposer, c'est se relier, et pour se relier, il faut se sentir en sécurité. Les incompréhensions ont existé (je t’en parle dans l’épisode 32) et existent encore, mais elles se font plus rares et me touchent surtout de moins en moins. Et, le plus souvent, un « moi aussi, j'ai traversé ça » ouvre une porte pour quelqu'un d'autre, et ça, ça vaut tout l'or du monde.
Prends soin de toi et à très vite !
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