Épisode 25 : Mon rapport à la perfection en transformation

 
 

Bienvenue dans le vingt-cinquième épisode de Pause Séréni’Thé !

Dans cet épisode, j’ouvre un chantier intime : mon perfectionnisme.
Pas pour le condamner, pas pour le “guérir”... mais pour comprendre d’où il vient, ce qu’il m'a coûté — et comment il se transforme, tout doucement.

Spoiler : le perfectionnisme n’est pas un défaut à corriger. C’est une stratégie de survie à comprendre 😉

Prêt·e à prendre cette pause avec moi ?

 
Épisode 25 : Mon rapport à la perfection en transformation
Laëtitia Vasseur-Reibel
  • Coucou toi ! Je suis Laëtitia Vasseur-Reibel, mais appelle-moi Léti. Si tu lis cet article aujourd'hui, c'est peut-être parce que toi aussi tu entends cette petite voix qui dit que "c'est bien, mais ce n'est pas encore assez". Je te comprends. Et je suis contente que tu sois là.

    Je suis perfectionniste. Pas au sens "défaut valorisant d'entretien d'embauche". Au sens vrai : une exigence sans fond, une barre qui monte à mesure que j'avance, une voix intérieure qui trouve toujours quelque chose à redire.

    Mais pendant très longtemps, je n'y voyais pas un problème. Pas même un défaut. J'y voyais une qualité. Une force. Une carte de visite presque. La preuve que je me donnais à fond, que je ne faisais pas les choses à moitié.

    C'est seulement quand mon corps a commencé à envoyer des signaux de plus en plus forts que j'ai commencé à regarder cet "atout" différemment. Parce qu'une qualité qui t'épuise jusqu'à l'effondrement... c'est peut-être autre chose qu'une qualité. Et j'ai compris que cette exigence sans fond était l'une des sources profondes de mon surmenage — non pas que j'avais trop de choses à faire, mais que je les faisais toujours "trop".

    En creusant, j'ai trouvé quelque chose de surprenant : mon perfectionnisme n'est pas une force naturelle. C'est une stratégie de survie développée très tôt. En faisant les choses le mieux possible, j'évitais la critique, la déception de l'autre, le sentiment de ne pas être à la hauteur. C'était intelligent, à l'époque. Sauf qu'à un moment, ça m'a coûté bien plus que ça ne m'a protégée. Et quand j'ai vraiment compris ça, quelque chose s'est libéré.

    La transformation n'est pas venue d'une décision un matin. Elle est venue d'une accumulation de petits moments où j'ai choisi autrement — un mail envoyé imparfait, un travail rendu "assez bien" et apprécié quand même. J'ai aussi appris à distinguer l'exigence saine — faire du bon travail avec soin parce que ça compte — de l'exigence toxique — ne jamais se dire que c'est suffisant. Quand je sens que je bascule, je me pose une question : "Est-ce que continuer à améliorer ça apporte un vrai bénéfice, ou est-ce que je cherche juste à faire taire la petite voix ?" Si c'est la deuxième option... je pose. Et je récupère un peu de légèreté.

    Et toi, est-ce que tu entends parfois cette voix ? Comment tu vis avec elle ?

    Prends soin de toi et à très vite !

 

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